Voyage, voyaaage

Lundi 24 août 2009




La deuxième journée commence sous les meilleurs auspices. A savoir une température douce et revigorante. Un air pur qui change de la population, qui, soit dit en passant m'est quasi-inconnue, étant donné que je vis à la campagne. Mais comme c'est toujours bien de dire qu'on respire un air pur. Enfin, voilà, quoi.








On se réveille tout requinqués, tout foufous de la beauté qui nous entoure. Là, je ne parle de personne en particulier, mais plutôt de la nature. Enfin, ce n'est pas que les gens qui m'accompagnaient n'étaient pas beau, c'est juste... enfin, je veux dire que... Ouais bon, tu as compris.










A ce moment précis, vers 10h30 - 14h, on se (oui, je sais, pas très précis tout ça) on se (là, je reprends ma phrase, parce que je l'ai coupé en plein milieu pour éclaircir un point précédemment mentionné) on se (<-) décide à aller à Bagnières pour quelques mini-courses tardives, dont des p****utains (merde) de fraise. Mais la vraie raison de ce voyage est qu'il me fallait des pastilles pour la gorge, rapport à mon extinction de voix. Oui, extinction de voix, très bien tombé. Pile sur ce week-end durant lequel les vannes fusaient dans ma tête, mais s'éclataient sur ma glotte.
Tout est bien qui finit bien, puisque sur le chemin du retour, de notre week end, ça irait mieux. Cons de médicaments.






Une fois, les courses faîtes, nous rentrons au campement. Pour nous sustenter et nous hydrater. Surtout nous hydrater. Car ce qui va suivre l'après-midi, va bien nous crever : une randonnée dans la montagne à travers monts et par vaux.

Départ : Samedi 9 mai 2009, 15h.
Température : entre 12° et 45° C, bah ouais mais je ne sais plus moi.
Temps : ensoleillé
Taille des chaussures : 44

Nous prenons donc le départ de ce combat contre la nature. Un combat singulier, mano a mano. Les cimes d'ivoire sont les seules témoins de la guerre qui fait rage entre notre expédition et la Montagne.Les premiers à succomber furent les plus jeunes du groupe. D'un commun accord, nous décidons de laisser leurs dépouilles encharpées dans un drap de laine, au bon vouloir de Dame Nature. Tu es né poussière, tu te feras bouffer par le lierre.
Les premiers jours, nous parûmes durer des semaines.
Les premières semaines, nous parûmes durer une vie entière.
La fatigue et la faim se faisant plus pressantes, la mort nous appelaient par l'entremise de quelques gouffres gargantuesques, cependant que l'alchimie du groupe nous maintenaient en vie, unis par l'humanité qui nous caractérisaient. Tel était notre état d'esprit au matin du 24 juillet. Tel ne fût plus le cas au soir du même jour. Et je m'en vais vous raconter ce qu'il s'est passé. Les survivants et moi-même dûrent prendre une grave décision d'orientation. Une décision qui, nous l'ignorions à ce moment-là, scellera le destin de chacuns d'entre nous. Arrivés au Pic Saint-Albion, culminant à près de 5747m, un embranchement nous questionne. Un panneau nous indiquant le chemin du retour vers le campement, l'autre pointant de son doigt d'hêtre un chemin si escarpé qu'un pied y aurait été de trop. Après mûre réflexion, et quelques débats de fonds, nous nous dirigeâmes vers le deuxième en se jurant que s'ils nous arrivaient quelque chose, nous emporterions le secret des premiers disparus avec nous. Encore une fois, manque de chance, ce jour-là, une autoroute était construite. Tout le monde est mort sauf moi, qui vous raconte cette histoire.




Bon, j'exagère peut-être un peu. Je bâcle aussi pas mal.

Brefons. Tout ça pour dire que l'on s'est bien promené pendant 4 heures sur un joli sentier. Sécurisé, mis à part quelques ponts de bois. Des paysages magnifiques, verdoyant à souhait où les eaux montagneuses cavalaient au milieu des rochers. C'est beau, j'en chialerai.








Le soir, on s'est réellement mis minable. Un barbecue à la cromagnon, avec du magret de canard mariné aux épices, des légumes grilés et un camembert à la braise. Le bonheur des papilles. Autant en profiter puisque la nuit nous apporterait la fin de ce week-end de camping à la belle étoile.









Un week-end idyllique entre amis. Un week-end comme j'en souhaite à tout le monde.

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Lundi 25 mai 2009


Nous sommes le 7 mai 2009. Il est 22h, je viens de finir de travailler et je me dis que ce serait bien de partir en week-end prolongé dans les Pyrénées. Et puis tiens, tant qu'à y aller autant y aller à plusieurs. Allons-y, Alonzo, nous partons donc à 4, à 2 chiens, à minuit, à dos de voitures.


 


La route est longue. Surtout de nuit. Mais le coca et les gâteaux nous aident à tenir. TomTom, ce bâtard, nous emmène dans des coins pas possibles. A travers champs, forêts et moultes dangers animaliers. Mais que nenni, la bravitude de l'aventure nous envahi, et nous ne faisons qu'un en arrivant devant ce décor enchanteur. 9h30 apèrs notre départ des Deux-Chèvres.






Un petit coin perdu dans le (joli) trou du cul du Monde, coincé entre le Tourmalet et Bagnières-de-Bigorre. Ca sent le sapin, l'herbe fraîche et le caillou. Ca fait du bien de respirer un air pur. De bouffer la nature à pleines dents et de se manger en pleine face la dure réalité. Nous ne sommes pas grand chose face à elle.
Après ces belles pensées, quoi de mieux que de reprendre la route pour aller chercher "tofrèr", mon frère en français, qui arrivera à Tarbes sur les coups de midi.









Retour au campement où mes compagnonnes de routes ont trouvés notre poto qui nous servira d'hôte-guide-allume feu.

Au menu, feu de joie, saucisses, brochettes, liquides divers et variés, et contemplations de ce panorama que le vent, dans sa grande clémence, débarasse de sa robe veloutée. C'est beau, j'en chialerai.












Après le café de circonstance, nous prenons la route de l'Espagne et suivons notre guide pour aller à Ze coin to Go Shopping. Mais avant de profiter des vivres, il faut se frayer un chemin parmi les millairs de clients, qui font aussi le plein pour le week end.











De retour à notre campement, sous une douce et légère bruine. Nous cuisons quelques cochonneries et tout le monde se couche finalement assez tôt. Moi, le premier. Il est à noter que nous n'avions dormir qu'une heure en 48h, d'où une certaine fatigue.



To be continued...

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Lundi 29 septembre 2008


Et maintenant, voilà venu le temps de te décevoir, jeune lecteur de mon coeur. Car oui, ce blog peut te décevoir, je peux te décevoir. Arrête de dodeliner de la tête comme tu le fais si mignonnement, ça me gêne.

Non, tu ne verras pas de photos du mariage. La raison principale, étant que c'est personnel. Et bien oui, c'est personnel, et c'est comme ça. Et je ne cèderai pas ni devant ta moue si aguichante, ni face à tes menaces au suicide avec un cd de Francis Lalane.

Bon.








Puisque tu insistes.
Je vais te montrer juste une photo de mon frère parce qu'il a trop la classe Calvin Klein dans son costume.
Mais après tu arrêtes, hein ?!







Pour résumer en quelques mots, chose que je ne sais, de toute façon, pas faire, ce mariage fut réellement et profondément chargé en émotion. Tout simplement parce que c'est la première fois que j'assistais au mariage d'un des parents. Je sais, c'est étrange à lire. Ben oui, au moment de son premier mariage, avec ma mère, je n'étais qu'un foetus de la taille d'une mangue. Mais déjà très mignon, ne t'inquiète pas.

Là-dessus, se greffe l'appréhension quant au déroulement de ce mariage assez particulier, car inter-religieux. Mon père étant catholique (peu pratiquant) et Alysa, juive, la cérémonie se trouve donc un peu différente de ce que l'on connaît. Des éléments juifs ont ainsi été greffé sur une base "civile".
Biensûr, il y a eu l'échange des voeux, des alliances, la signature du registre, mais aussi d'autres éléments plus juifs, si je puis dire, tels que le bris de verre, le Mazel Tov général, la hupa (orthographe à vérifier). Une question te brûle les lèvres, je les sens d'ici.

Qu'est-ce-que la huppa ? En fait, c'est une toile tendue par 4 piquets qui surplombe les futurs mariés. La signification saute aux yeux, c'est bien entendue, la naissance d'un nouveau foyer pour le nouveau couple.

Je dois t'avouer que je suis tout ce qu'il y a de plus athée, mais cette cérémonie m'a réellement plu dans sa symbolique, au delà du fait que ce soit mon père la vedettte, j'entends. Ce qui explique peut-être, le liquide qui s'échappait de mes yeux durant toute la cérémonie. TOUTE la cérémonie. Mais ma puissante virilité me pousse à croire que cela venait de la combinaison climatisation pôlaire et lentille de contact.
Oui, c'est ça.
Oui...


Après la cérémonie, on a bu, on a mangé. Tout ça, entre-coupé de discours poignant de la famille et de danses juives hautement festives. Je comptais faire celle de Rabbi Jacob, mais ma classe naturelle a préféré étouffé mon désir en le substituant à une danse endiablée, ressemblant étrangement à ce qu'il peut se passer en boîte quand raisonne une chanson bretonne, dont le nom m'échappe.


Après le repas, tout le monde est parti de son côté. Il était 16h.
Oui, tu as bien lu 16 heures. Le même jour en plus. Sur le coup, ça nous a étonné, mon frère et moi, mais en y réfléchissant, c'est peut-être pas plus mal, plutôt qu'un mariage à rallonge. Enfin, bon, ça fait bizarre.
Comme nous étions encore chaud, et que le retour en français le lendemain nous minait, nous nous décidâmes à partir en vadrouille avec Philip (le frère cadet d'Alysa), sa femme et une cousine.



Nous voilà, dans un restaurant chic de Phillie où nous commandons un Cognac. Des Cognac. Des bières. Encore des bières. Et des martinis. Des cocktails. Et des sortes d'haricots frits encore dans leurs causses. Pas de la grande bouffe, mais une soirée mémorable à discuter, à se marrer avec des gens de nos âges (pour ma part) et à découvrir la vie de nuit des jeunes huppés.


Bien fatigué, nous rentrons au bercail, se préparant mentalement au jour fatidique que sera le lendemain, le retour en France.

A vrai dire, on ne s'est préparé à rien du tout, crevé que nous étions à cause de... du ... décalage horaire ?




TO BE CONTINUED !

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Lundi 29 septembre 2008
C'est moi, ou mes titres sont de plus géniaux.
Ca doit être moi.

Ce billet va commencer par la fin de la journée précédente. Logique, non ?
Et qu'a-t-elle de spéciale cette fin de journée ? Il s'agit tout simplement de la Bachelor Party que l'on peut traduire de différente façon. Version Alysa (avec son charmant accent américain) : Enterrement de jeune garçon ; plus communément appelé en version française : Enterrement de vie de garçon. Mais je trouve la version Alysa tellement plus charmante.

Donc, ne seront pas au programme, une beuverie sans fin, des strip-tease de jeunes étudiantes en mal de paiement de loyer, de massage sulfureux mais néanmoins respectueux de vietnamiennes en situation irrégulière ou tout autre activité répréhensible par la morale pudibonde américaine.
Que nenni.





Le père d'Alysa nous a préféré une soirée plus agréable (?!), qui commence par un restaurant. Et quel genre de restaurant, sachant que nous sommes des touristes français en vacances aux Etats-Unis ? Et bien, un restaurant français. Oui. Parce que c'est classe. Et c'est vrai que c'était classe, nous y avons bien mangé (normal), bien bu (normal) et bien rigolé (normal, nous sommes français, nous sommes hilarant par nature).






S'en est suivi un épisode, au restaurant toujours, bien moins rigolo, puisque le père d'Alysa est parti à l'hôpital pour un mal de poitrine. Je ne te cacherai pas que nous étions tous inquiet, même la famille proche, à l'instar de leur méfiance quant à l'hypocondrie du dit homme.








Après ce passage peu agréable, qui a légérement plombé l'ambiance de cette soirée très bien partie, nous nous décidâmes (oh, un joli passé simple (j'ajouterai que le fait de le remarquer, gâches tout, mais bon)) de continuer la soirée dans un bar à sushis, où nous n'avons pas mangé de sushis, mais plutôt bu du saké tiède. Délicieux à souhait.








Et notre culture ne fut que plus grande, après avoir appris de la bouche pulpeuse de la serveuse-geisha, habillé en Levi's, en apprenant qu'il existait autant de sorte de saké que de vins. Nous aurions tellement aimé, mon frère et moi, tous les goûter, mais l'heure de rentrer au bercail venant de sonner, nous nous mîmes (oh) en route pour la maison, afin d'être en forme pour le lendemainet surtout le surlendemain, jour du mariage.


Allez, prends ça en vrac, pleins de jolis photos de Philadelphie de nuit.









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Lundi 29 septembre 2008



Parce que l'Euro n'a jamais été aussi fort.
Parce que le Dollar ne vaut pas grand chose pour nous, richissime européen, pauvre français.
Il est l'heure d'aller lécher les vitrines, de délester quelques boutiques de leurs articles bons marchés (pour nous), de faire fructifier notre pouvoir d'achat si puissant là-bas contrairement à ici.

En bref, shopping, comme ils disent aux States. Oui, je suis bilingue, et alors.

Donc, ont été acheté :
-  un Levi's à 18 euros, qui m'est un peu trop grand maintenant que j'ai perdu les kilos que j'avais gagné à coups de malbouffe,
-  une paire de Converse All Star Bleu à 20 euros (acheté à Time Square, ouh, je triche, je suis un badboy),
-  un tee-shirt Calvin Klein à rien du tout, puisque le gentil monsieur barraqué comme un catcheur, ne me la pas compté. Non, je ne les pas volé, méchant lecteur de mon coeur.

Et c'est à peu près tout, parce qu'après ce sont des souvenirs de touristes.

Rassures-toi, je vais quand même poster quelques photos, parce que sinon, toi jeune skyblogeur de l'extrème, tu vas trouver ça trop relou (hihi, c'est bien comme ça que disent les djeunz).
Donc, en vrac, des photos prises au Macy's, équivalent US des Galeries Lafayettes, notamment une avec Philip, le frère d'Alysa (ma belle-mère, faut suivre un peu), un mec sympa au possible au passage. Et quelques prises de vues depuis l'appartement des parents d'Alysa que tu auras peut-être reconnu puisqu'on peut les voir dans le clip vidéo que je t'avais gracieusement offert.

 

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Lundi 29 septembre 2008


Eh non, ce n'est pas mon véhicule. Juste la voiture de mes rêves qui restait, là, à rouiller, au bord de la route, sur le parking d'un garage. C'est moi ou les américains ne se rendent pas compte que leurs anciennes voitures, notamment celles des 60-70's sont assez légendaires pour que ce soit un crime de les laisser moisir de la sorte sur le bas côté.

Parce qu'en y réfléchissant, une Mustang 67', ça fait quand même plus rêver qu'une 4L.

Quoiqu'en y re-réfléchissant, une voiture qui consomme du 15L au 100, ça donne à réfléchir.

J'ai peut-être trop écrit "réfléchir", dans ce début de billet.


Revenons à nos moutons, après la grosse, très GROSSE journée à New-York, un peu de repos n'était pas de trop. C'est pourquoi nous n'avons commencé à bouger qu'à partir de assez tard pour ne pas dire que je m'en rappelle plus. Mais c'était avant le déjeuner, en atteste cette maguenifique illustration d'un "plat" typique.




Intelligement nommé Hoagie (ne me demande pas pourquoi "intelligement"), ce sandwich brioché est un véritable monticule de différentes sortes de jambon, qu'il est possible, et même plutôt recommandé pour ne pas mourir étouffé, d'assaisonner avec une multitude de condiments. Pilipili, sauce au fromage, vinaigrette, mayo.
















Après une telle débauche de cholestérol, il nous fallait faire un peu de sport que ce soit du culturisme en compagnie de Rocky, ou de jogging sur les fameuses marches que l'on peut voir dans un des Rocky que je sais plus lequel c'est.












En vrac, quelques autres photos prises lors de cette journée où ne figureront pas d'éventuelles clichés du Musée d'Art Contemporain de Philadelphie, puisque je n'en ai pas pris, étant trop captivé par la visite guidée.
Mais tu pourras tout de même étanché ta soif de découverte, avec quelques clichés du Musée d'Art Moderne, que nous n'avons pas visité, de la statue de Napoléon*.

  









*Oui-oui, tu as bien lu, jeune courageux. Il y a une statue de Napoléon. On peut même visiter le Musée Rodin, car tu n'es pas sans savoir, en tout cas ce ne sera plus le cas, mais Philadelphie est la ville la plus française des Etats-Unis (avec la Nouvelle-Orléans, mais chut faut pas le dire). Nous avons rencontré le consul français à Philadelphie qui nous a attesté qu'il y avait une communauté de 5 000 français vivant à Phillie.
C'est vraiment très intéressant, kof kof...

 
A SUIVRE !

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Vendredi 26 septembre 2008


"J'habite à Nuces, le trou du cul du Monde", est-ce ainsi que les habitants de cette charmante bourgade de l'Aveyron s'introduisent dans les dîners uppés ?

[Fin de l'introduction pseudo-humouristique, réello-scatologique]


Alors, oui, je sais, tu attends fébrilement la suite de mes vacances états-uniennes, mais voilà J'AI UNE VIE ! Et cette été, je me devais d'aller en pélerinage sur mon ancien territoire, le lieu de mes exactions post-BACienne, au domaine Frêche. Ou si tu ne parles pas le politicard véreux et le julien, je suis allé dans le Sud, à Montpellier plus précisément.

Car oui, j'y ai vécu près de 3 ans. Jusqu'à ce que je tombe amoureux de, désormais, mon ex. Non-non pas de happy end HAHA. C'est la vie, la vraie. Un jour, puisque tu brûles d'impatience sur ton fauteuil de bureau en skai, je te raconterai le fin fond de l'histoire avec une petite hache.

Donc, disais-je, j'ai vécu dans cette magnifique ville qu'est Montpellier. Pour mes études, principalement. Des études que j'ai brillament réussi, puisque finissant major de ma promotion et qui m'ont aidé à ne pas trouver de boulot dans cette branche. Félicitation, vous avez bien fait de choisir le tourisme, l'accueil et les relations publiques l'année du World Trade Center.

Mais Montpellier peut aussi être une ville charmante. En attestent, des souvenirs mémorables, des maux de cheveux carabinés, des soirées anthologiques, même si les 80's ne me sont plus permis par mon psy que je n'ai pas engagé. Comprendra celle qui le voudront.

Puisqu'en effet, alors que je n'avais que des copains testiculés ici (ici = Deux-Sèvres...), à Montpellier je n'avais que des copines filles. OUi-OUI, celles qui ont des nénés et tout et tout. Dingue. Ce sexisme n'étant pas fait exprès, loin de là, j'avais même envisagé d'emmenager à Limoges ou Brives, histoire de ne pas être attaqué par les chiennes de garde. Après très peu de recherche, je me rendîs compte de la folie passagère qui s'était emparée de moi. Ce qui explique que j'ai préféré les testicules aux ovaires. Même si je suis profondément attiré par les nénés et leurs multiples prises de têtes.

Je ne vous avais pas dit que j'étais un coeur à prendre ?... Enfin presque.




Donc, me revoilà parti pour 8h30 de voiture sous un soleil clément à travers la France très profonde. Les Deux-Sèvres, la Vienne, Haute-Vienne, la Corrèze, l'Aveyron et finalement l'Hérault auront eu raison de ma santé, puisque c'est quasi décédé que j'arrive chez ma môman. Exténué, mais bien heureux de revoir la famille et cette région qui s'était montré si généreuse avec moi (avé moi, diront certaings). Je sens un flot d'amour m'envahir, qui emplis délicatement mais sûrement mon petit coeur meurtri ; un raz-de-marée de sensations, une joie humide qui m'envahi. Ah non ça c'est mon chien ... le chien de ma môman ... oui, bon, le troisième fils de ma môman qui s'en charge. Incontinent, borgne, livide, mais assez vigoureux pour engrosser une Yorkshirette de 7 chiots, pas mal pour un ex-puceau de 11 ans. Pour indiquation, ça fait 60 ans chez nous, ça en rassurera quelques uns.

Suite au prochain épisode, là c'est l'heure de faire des crêpes.



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Samedi 30 août 2008
Après la première et la deuxième partie, qu'y a t'il ? Je vous le donne en mille. Non pas Le Retour du Roi, jeune g33k. Non il y a la troisième partie, suite et fin de ma journée new-yorkaise.




Le Financial District nous ouvre ses portes. Le quartier rutilant de Wall Street brille des buildings monstrueux. Monstrueux car haut, forcèment, mais aussi par leur rapprochement car ce coin de New York regorge de ruelles très étroites ce qui accentue d'autant plus l'effet d'écrasement.

Un très joli bâtiment où le premier président des  Etats-Unis prêta serment >>>.








Finalement Ground Zero, l'ancien emplacement des Twins Towers, conclut notre passage au Financial District. Et je peux vous assurer que les photos ne réflètent en rien l'émotion qui s'en dégage, ce que je n'aurai pas pensé d'ailleurs. Nous sommes restés, tout trois, scotchés devant cette énorme cratère et l'espace vide qui s'y cache. Je ne suis pas sûr que l'on peut puisse s'en rendre compte en le voyant à la télé ou sur des photos. Alors c'est sûr plus facile à dire qu'à y aller, mais si vous le pouvez, faîtes-y un tour.








Et puis comment aller à New York sans aller faire un tour à la Statue de la Liberté. Et bien, c'est très simple, Micheline. Vous ne passez qu'une journée marathon à New York comme ça vous n'avez le temps que de la voir depuis The Battery, l'embarcadère de la plupart des ferries en direction de Staten Island, Ellis Island et biensûr le clou du spectacle The STATUE OF THE LIBERTY QUE THE FRENCH GUYS LEUR ONT GIVEN IL Y A A LONG TIME AGO...






Après ces moments d'émotions à cause de ma trop grande confiance en la batterie de mon appareil photo qui était trop fatigué alors j'ai dû prendre celui du pater... mais je m'égare. Alors quoi de mieux pour se reposer que de reprendre le tro-mé 1-2-3 en direction de ... *porrrrrom porrrrom* (ceci est un effet spécial à base de roulement de tambour en mode beatbox, merci d'être ébahi par mon talent) TIME SQUARE !




Alors là, c'est l'Amérique cinématographique dans toute sa splendeur. On en prend plein la vue. On en deviendrait presque aveugle si on essayait pas à tout prix d'emmagasiner un maximum d'images sur carte SD comme sur lobes temporelles.
Des milliers de gens concentrés sur "une place " pas si grande que ça, c'est assez flippant malgré tout.

 

Pour nous remettre, nous décidons parce que nous n'avons pas le choix, de marcher jusqu'à Grand Central Station, la gare de New York, malheureusement pas de photo, car il commençait à faire noir dehors mais pas assez pour qu'ils mettent la lumière dans le hall. Dommage, parce qu'il est très joli. En même temps si vous avez vu Mission Impossible vous l'imaginez bien. Un plafond qui dépeind la voie lactée, une architecture qui... qui... enfin j'y connais rien alors je vais arrêter de faire semblant.

Et voilà, la journée est finite. Enfin pas encore, il faut retourner au China Town Bus. Et sachant que l'arrivée et le départ ne sont pas du tout au même endroit, ça a été la galère. Heureusement que China Town est rempli de sino-américains qui nous ont d'ailleurs très gentiment aidé, même sil étaient un peu déçu qu'ont ne leur achète rien.


19h59, entrer dans le bus.
Finalement, après avoir entendu 30 fois " 2 blocks " nous arrivons devant le bus. Et là, gros micmac, parce qu'il y a, ce que nous ne savions pas, plusieurs compagnies de ce genre de bus. Après s'être fait expulsé à coups de menaces kung-futeuses par une "gentille madame" en voulant entrer dans le mauvais bus, nous accèdons à la délivrance du bon bus.
Nous lâchons un ouf de soulagement lorsque nous sommes monté dans le bus, non sans se faire traiter comme des moins que pas grand chose. Mais bon, on ne peut pas leur en vouloir, hein, ça a dû leur arriver, à EUX les boat-peoples.

 20h départ du bus. 20h10, dodo du repos.







Quoi dire de cette journée new-yorkaise en guise de conclusion ? Et bien j'imagine qu'il y fait bon vivre pour les gens qui y sont né et qui ont les moyens, mais cela reste un lieu improbable et néanmoins obligatoire pour l'amoureux de voyage que je suis. Dire que j'ai adoré cette journée serait un euphémisme tant ce verbe semble galvaudé. Je vais simplement me contenter de dire que j'ai aimé ce bref passage dans LA ville américaine par excellence, pour tout ce qu'elle peut représenter. Que ce soit la cosmopolinarité (? ça doit se dire ?), la culture, la grandeur et les blessures à vifs qui y sont légion.


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