Le Chiroulet, Hautes-Pyrénées Vol.2

Publié le par dilbert





La deuxième journée commence sous les meilleurs auspices. A savoir une température douce et revigorante. Un air pur qui change de la population, qui, soit dit en passant m'est quasi-inconnue, étant donné que je vis à la campagne. Mais comme c'est toujours bien de dire qu'on respire un air pur. Enfin, voilà, quoi.








On se réveille tout requinqués, tout foufous de la beauté qui nous entoure. Là, je ne parle de personne en particulier, mais plutôt de la nature. Enfin, ce n'est pas que les gens qui m'accompagnaient n'étaient pas beau, c'est juste... enfin, je veux dire que... Ouais bon, tu as compris.










A ce moment précis, vers 10h30 - 14h, on se (oui, je sais, pas très précis tout ça) on se (là, je reprends ma phrase, parce que je l'ai coupé en plein milieu pour éclaircir un point précédemment mentionné) on se (<-) décide à aller à Bagnières pour quelques mini-courses tardives, dont des p****utains (merde) de fraise. Mais la vraie raison de ce voyage est qu'il me fallait des pastilles pour la gorge, rapport à mon extinction de voix. Oui, extinction de voix, très bien tombé. Pile sur ce week-end durant lequel les vannes fusaient dans ma tête, mais s'éclataient sur ma glotte.
Tout est bien qui finit bien, puisque sur le chemin du retour, de notre week end, ça irait mieux. Cons de médicaments.






Une fois, les courses faîtes, nous rentrons au campement. Pour nous sustenter et nous hydrater. Surtout nous hydrater. Car ce qui va suivre l'après-midi, va bien nous crever : une randonnée dans la montagne à travers monts et par vaux.

Départ : Samedi 9 mai 2009, 15h.
Température : entre 12° et 45° C, bah ouais mais je ne sais plus moi.
Temps : ensoleillé
Taille des chaussures : 44

Nous prenons donc le départ de ce combat contre la nature. Un combat singulier, mano a mano. Les cimes d'ivoire sont les seules témoins de la guerre qui fait rage entre notre expédition et la Montagne.Les premiers à succomber furent les plus jeunes du groupe. D'un commun accord, nous décidons de laisser leurs dépouilles encharpées dans un drap de laine, au bon vouloir de Dame Nature. Tu es né poussière, tu te feras bouffer par le lierre.
Les premiers jours, nous parûmes durer des semaines.
Les premières semaines, nous parûmes durer une vie entière.
La fatigue et la faim se faisant plus pressantes, la mort nous appelaient par l'entremise de quelques gouffres gargantuesques, cependant que l'alchimie du groupe nous maintenaient en vie, unis par l'humanité qui nous caractérisaient. Tel était notre état d'esprit au matin du 24 juillet. Tel ne fût plus le cas au soir du même jour. Et je m'en vais vous raconter ce qu'il s'est passé. Les survivants et moi-même dûrent prendre une grave décision d'orientation. Une décision qui, nous l'ignorions à ce moment-là, scellera le destin de chacuns d'entre nous. Arrivés au Pic Saint-Albion, culminant à près de 5747m, un embranchement nous questionne. Un panneau nous indiquant le chemin du retour vers le campement, l'autre pointant de son doigt d'hêtre un chemin si escarpé qu'un pied y aurait été de trop. Après mûre réflexion, et quelques débats de fonds, nous nous dirigeâmes vers le deuxième en se jurant que s'ils nous arrivaient quelque chose, nous emporterions le secret des premiers disparus avec nous. Encore une fois, manque de chance, ce jour-là, une autoroute était construite. Tout le monde est mort sauf moi, qui vous raconte cette histoire.




Bon, j'exagère peut-être un peu. Je bâcle aussi pas mal.

Brefons. Tout ça pour dire que l'on s'est bien promené pendant 4 heures sur un joli sentier. Sécurisé, mis à part quelques ponts de bois. Des paysages magnifiques, verdoyant à souhait où les eaux montagneuses cavalaient au milieu des rochers. C'est beau, j'en chialerai.








Le soir, on s'est réellement mis minable. Un barbecue à la cromagnon, avec du magret de canard mariné aux épices, des légumes grilés et un camembert à la braise. Le bonheur des papilles. Autant en profiter puisque la nuit nous apporterait la fin de ce week-end de camping à la belle étoile.









Un week-end idyllique entre amis. Un week-end comme j'en souhaite à tout le monde.

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