Séance du samedi soir : L'étrange histoire de Benjamin Button.

Publié le par dilbert



Je l'attendais depuis un nombre tout à fait calculable de mois, le nouveau David Fincher, étant fan du bonhomme depuis bien longtemps aussi.
Mais rentrons dans le vif du sujet, si tu le veux bien. En même temps, si tu es là, ce n'est pas pour discuter de la reproduction en captivité des marsouins.

Cette histoire, et quelle étrange histoire, nous fait voyager avec Benjamin Button, tout au long de sa vie. Une vie se déroulant à l'envers. Il naît vieux, et meurs bébé. Et c'est là que réside l'une des prouesses de ce film. En tout cas, celle qui saute aux yeux. C'est un véritable tour de force technique. Une magie du maquillage et de l'effet spécial qui permet de réellement croire en cette histoire.
On vit complètement la transformation inversée de Benjamin Brad-Pitt Button, sans que jamais cela semble fait en carton pâte. Mention spéciale, à son adolescence, qui nous ramène bien avant son passage éclair dans Telma et Louise.





Mais l'aspect technique ne s'arrête pas là. Ce serait trop simple. Comme à son habitude, Fincher réussit avec l'aide de son génial chef op' (Claudio Miranda) à transposer à l'écran, une multitude d'image d'une beauté à couper le souffle. Et quoi de mieux pour accompagner une jolie image qu'une toute aussi belle musique. Et cela, on la doit à un frenchy qui monte outre-atlantique, Alexandre Desplat, qui a su capter l'essence d'une film.










Pour ce qui est de l'aspect cinéatographique du film. C'est un quasi sans faute. Quasi, oui, car quelques rares scènes, notamment celles de l'hôpital, plombent littéralement la dynamique du film. Mais le reste est un flamboiement de chaques instants. Grâce à un montage tout en douceur, qui sait montée en puissance quand il le faut, pour respecter au mieux le fil conducteur de ce film. La vie.





Car, même si cette vie là est vécue à l'envers, immanquable, cela nous ramène à ces petits moments que nous avons tous vécus. L'enfance et ses débuts, l'adolescence et ses transformations et l'âge adulte et ses remises en questions. Et je peux te dire que tous ces moments vécus avec le physique "inapproprié" sont extrèmement intéressants.

Pour ce qui est du casting, Brad Pitt mange littéralement l'écran, grâce notamment à sa présence et à son jeu d'acteur toujours en nuance, comme d'habitude. Même si sa classe naturelle, particulièrement dans ce film à de quoi dégouter bon nombre d'hommes (quoi ? je ne prend pas mon cas pour exemple...). Il ne faudrait pas oublier la prestation toute en finesse de Cate Blanchett, qui même si elle reste au second plan, sait évoluer en marge de Benjamin.

Je dois aussi ajouter, comme cela a été le cas dans bon nombre de critiques, que les références pleuvent dans ce film. La majeure étant Amélie Poulain, pour la scène de l'accident. Mais pas que. Ne te formalise pas, non plus, si tu n'as pas aimé Amélie Poulain, cela ne veut pas dire automatiquement que tu n'aimeras pas ce film.

Pour finir, si tu aimes les comédies romantiques, ponctuées de S.F. gentillette et de fresques historiques, ce chef d'oeuvre est fait pour toi. Si ce n'est pas le cas, va le voir quand même. C'est un ordre, au nom du cinéma et des multiples plaisirs qu'il peut apporter.


Tous ensemble crions "Quel connard, ce Brad Pitt !", parce que, oh, il le mérite.



Pour l'anecdote inintéressante, je l'ai vu il y a de ça 2 semaines et à notre arrivée au cinéma, il ne restait plus que 2 places. Les nôtres. Pour un cinéma qui, d'habitude accueille 12 spectateurs, c'est beau.

Hum hum, c'était vraiment très intéressant.

Publié dans Cinéma Tchi-Tcha

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dasola 08/04/2009 18:29

Bonsoir, j'ai beaucoup aimé le film non pour sa ses prouesses techniques et Brad Pitt mais pour les très beaux rôles féminins, Cate Blanchett en tête. Un film qui m'a vraiment enthousiasmée et pourtant j'ai hésité au regard de la nouvelle dont c'est adapté qui fait 40 pages (en gros caractères). J'avais peur qu'il y ait des longueurs. Pas du tout, c'est totalement autre chose et c'est mieux. Bonne soirée.