Dimanche 14 décembre 2008
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20:48
Avec une bonne semaine de retard, voici venu le temps de partager avec toi ce très bon week end que j'ai passé à Rennes.
"Mais pourquoi Rennes ?" me demandes-tu fébrilement.
Tout simplement, parce que Aurélien et Hélène m'y ont invité pour fêter la pendaison de leur crémaillère.
La mairie de Rennes. Non, pas le chapiteau.
Pour ceux qui se le demande, cette expression nous vient du Moyen-Âge. A l'origine, la crémaillère était un instrument dont on se servait pour augmenter ou diminuer la cuisson à la marmite
qui était placé au dessus du feu. Ils étaient un peu cons à l'époque faut dire, cela aurait été tellement plus simple d'utiliser un micro-onde. Mais bon, on les excuse.
Par extension, l'expression est arrivée pour signifier que la maison est finie et que la famille et les amis sont invités.
Tu remarqueras que, non seulement, je te divertis mais en plus je t'instruis. Ainsi tu pourras briller en société.
Donc, disais-je avant de me couper avec cet intermède culturel, le 6 décembre, me voilà parti pour Rennes. Une ville que je connaissais bien puisque j'y étais déjà allé 5 ans auparavant pour une
période de 45 minutes.
J'arrive donc tranquillement sur les coups de 19h07 avec la ferme intention de me torcher au cidre et autres godinettes, en mangeant des galettes de blé noir. Ce que je n'ai pas fait, leur
préférant le rhum et les galettes au froment. Car je suis comme ça, un aventurier culinaire. Un conquistador de la table.
De gauche à droite : que des gens que je ne connais
pas
La soirée commence avec la présentation au groupe déjà présent, quasi-entièrement composé de parisiens, puisque l'ami Aurél' vient de là-bas. Bouh. Des gens fort sympathiques. Des discussions
enflammées, et pas seulement à cause de l'alcool. Mais très peu de célibataires présentes. Ah ! On me dit dans l'oreillette que je n'ai pas, qu'il n'y en avait pas. Soit, je passerais une bonne
soirée quand même.
Mais c'était sans compter sur le démon qui m'habite. Celui qui me rend de plus en plus sauvage et introverti avec le temps qui passe. Mais brefons.
Des gens au début de la Rue de la Soif.
Les verres s'enchaînent comme vous ne pouvez pas le voir sur les photos, puisqu'à ce moment de la soirée je n'ai pas passé à en prendre. Je ne suis pas un vrai bloggeur qu'on se le dise. Vient,
donc, le moment tant d'attendu de manger. Direction, dans le vent à -14°, pour le restaurant breton "Chez nous" où Aurél et Hélène ont leurs habitudes. Et ça se sent, puisqu'une farandole de kir
breton nous y attend, tout comme une tablée digne du buffet de fin d'Astérix. Les galettes complètes se suivent et ne se ressemblent pas. L'ambiance s'électrisent peu à peu, jusqu'au moment où
nous décidons de partir en goguette vers la rue de la soif. Dans un but purement culturel, bien entendu.
Au Chattham. Eux je les connais, mais pour des
raisons d'anonymat, je ne parlerais pas.
Nous y voilà, sur les coups de 2h. Les Transmusicales battent son plein alors qu'il n'y a plus de concert. Mais la foule s'en fout. La foule est folle. Des troupeaux de chiens suivent des groupes
de gens coiffés et habillés bizarrement. Et quand je dis "bizarrement", je ne parle pas de bigoudaines, mais plutôt de.. de.. je ne trouve pas le qualificatif qui se prêterait le mieux. Ah si, ce
sont des personnes-que-l'on-trouve-dans-des-raves-et-autres-festivals-de-musiques-électro, ou un truc dans le genre. Le vocabulaire et moi, ça fait ... euh ... ouais voilà.
Tex, le magnifique. Mais méfiez-vous tout de même,
derrière ce sourire enjôleur se cache un banquier.
Bon, c'est pas tout ça, mais on rentrerait bien dans un bar, histoire de se réchauffer un peu, au coin d'un feu ou d'un fût bien mousseux. Chose dite, chose pas faite. Et là, j'entends un
gimmick qui ne m'est pas inconnu "Paris, c'est mieux." Puisque nous nous sommes vu refoulés de pas moins de pleins de bars.
Car, vois-tu, les bars ferment à 3h. C'est la loi. Mais d'autres ferment plus tôt. Comme par exemple les 4/5 des bars rennais.
Toujours la fameuse rue que toute bonne ville
possède.
Et là, pas au coin d'une rue. Le Messie. La Mecque des noctambules. Le phare breton des soiffards de la dernière heure. J'en rajoute un tout petit peu. Mais je dois avouer que je suis tombé sous
le charme du "Chattham", d'ailleurs si vous avez l'occasion d'aller sur Rennes, passez-y. Dîtes que vous venez de la part de Jérome.
Je ne sais pas qui est Jérôme, mais ça fait toujours bien de dire qu'on vient de la part de quelqu'un.
Ambiance feutrée, décor de navire, boiserie et tableaux ponctuent ce très bel endroit. Et un demi aussi, mais bon.
Tex et Audrey, le couple le plus "banquable" que je
connaisse, devant l'opéra.
Mais il commence à se faire tard, alors nous décidons d'un commun accord d'aller nous coucher. Ce que nous faisons. Rendez-vous est donné le lendemain midi pour "bruncher". Ce que d'ailleurs
j'apprendrais au petit matin de 11h.
Pour ce qui ne saurait pas ce que veut dire "bruncher", c'est un repas que l'on prend sur les coups de 11h-12h et qui contracte "breakfast" (petit-déjeuner) et "lunch" (déjeuner). En d'autres
termes, c'est un repas sucré-salé, où se mèle oeuf, viande, fromage blanc et pancakes, agrémenté d'un café-thé-chocolat.
Et un autre intermède culturel, UN !
17h sonne le retrait des troupes après un repas dans un lieu guindé. Ce qui ne veut, pour autant pas dire joli (même si cela s'applique à la serveuse).Tout y était grandiloquent et superflu. Ca
sentait un peu, le lieu où il faut aller quand on a de l'argent et qu'on veut que ça se sache. Ce qui n'est pas notre cas, mais puisque c'est le seul restaurant qui fasse brunch à Rennes...
Nous sortons donc, et les premiers invités commencent à rentrer chez eux. Dont moi, puisque je travaille le lendemain matin à 5h et qu'il me reste près de 2 heures.
Encore un grand merci à Aurélien copain pour ce superbe week-end de changement d'air salutaire.
P.S.: J'ai pas mal dégrossi parce que le repas à durer près de 4 heures, la balade en ville, au moins 1h30 et puis la nuit, eh bien j'ai dormi.
P.S.2.: Aucune crémaillère n'a été maltraité durant le tournage de ce week-end.
Bisous les gens.