C'est le NiorrRRrrt !

Publié le par dilbert

De gauche à droite : Tony, Flash, Mathieu, Hughes, mon oeil droit.



Découvrez Tenacious D!




Eh oui, tu as bien lu Niort.

Aaaah, Niort la belle. Niort la fière. Niort la viv... En fait, vois-tu, Niort est une des "grandes" vieilles les plus mortes que je connaisse. Et à juste titre, puisque 18h30 passé, seuls quelques buissons circulent encore dans les rues sur un Ennio Morricone fredonné par un couple de pigeons.


Car Niort, c'est LA ville de l'assurance. Même si c'est pas pour autant qu'elle assure (dilbert ©).

Car Niort c'est LA ville du couple, soit l'endroit en France où l'on trouve le plus de divorcés. La question étant de savoir si les TOUS les divorcés de France sont OBLIGES de déménager là, ou serait-ce purement environnemental. Vous avez 2 heures.


Niort, disais-je, est une ville morte, mais comme nous sommes de jeunes fous, nous acceptons volontiers l'invitation de notre cher Hughes pour une raclette, en ce frais mois de brumaire (et j'ajouterai qu'ils ne connaissent pas encore l'Euro). Nous voilà donc partis à 4 dans ma fantastique allemande.

Non, je suis toujours célibataire et toujours pas prêteur.

Je parle de ma voiture, une Opel Corsa de 94, avec son V4 développant pas moins de 72 chevaux + 1 chien qui remue la tête sur la banquette arrière.

Serait-ce une larme de joie, à la vision de ce véhicule, que je devine sur ton visage ? Ou alors c'est le froid.


Mais je m'égare.


Nous arrivons donc à l'heure prévu ce qui étonne, bien entendu notre hôte, qui s'empresse de passer un caleçon, après nous avoir installer dans son salon. L'endroit est beau. Rénové. Mais comme on n'est pas venu pour l'architecture, nous entâmons son bar et une charmante discussion sur la crise financière qui approche.


! Attention, jeune ! L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ! Attention !


Cela dit, ça aide à passer une bonne soirée de débauche quand même.


En tout cas, la soirée suit son cours. Nous mangeons à foisons, nous discutons à en perdre notre larynx, nous chantons à dégoûter Lalanne. Bref, nous passons une bonne soirée, et ce n'est pas fini.

Car après un fumage, mémorable, intensif de ses fabuleux cigares équatoriens, fabriqués aux Pays-Bas, achetés en Espagne (Vive la mondialisation), nous prenons nos manteaux pour une balade nocturne à la recherche de quelques gargotes. Dans le but, de nous divertir et de rencontrer de nouvelleus personneeeeus, biensûr.

Si tu n'as pas compris, je parle de jeunes demoiselles en détresse ou pas, hein ? Non mais, parce que je les très mal mis en scène. Si si.


Bref. Nous arpentons les rues désolées de Niort, en quête de bar. Le premier croisé fera l'affaire.

Ah mais non, c'était sans compter sur la bienveillance du Parpaing aka Hughes (je t'expliquerai quand les enfants seront couchés), qui préfère nous emmener dans les points de sauvegarde renommé de la capitale. Deux-Sèvriennes.


C'est le mode nuit qui donne cet effet. Ca et l'alcool dans mon sang.



Nous voilà donc, devant le Chamboule-tout après 20 minutes de trot. Non, ce n'est pas une fête foraine, mais plutôt un bar qui tire du côté boucanier. Sans la déco. Sans la musique. Lui préférant du bon rock qui fait rêver tellement que c'est bon d'entendre Muse et autres The Who dans un bar. Enfin, tu vois le genre.

Premier tournée, ce sera un Mojito pour moi. Je suis un fou. Un fou et un peu en retard, parce que je n'ai jamais goûter ce qui sera désormais mon cocktail préféré. Un délice des sens. La suaveté de la téquila associé au piquant de la menthe glacée. Ou le contraire.


Nous nous décidons à quitter ce lieu de non-dépravation, pour rejoindre Ze Place To Be de Niort. Et là, je dis attention, car on nous en a rabâché les oreilles sur ce bar/boîte (le slash étant, ici, capital) toute la soirée. Enfin, je parle de mes oreilles ainsi que de celles de ceux qui ne connaissaient pas la vie niortaise. C'est à dire 3/5ème de notre groupe.

C'est donc parti pour le buzz du coin.


La rue des dragons, qui portent un autre nom, mais comme je l'ai oublié...



Les rues se succèdent sous nos pas légers, mais la tension monte. Et là, je parle de flux sanguin. De celui qui te donne mal au crâne. Non, nous ne sommes pas saoûls. Ce n'est qu'un début de migraine qui nous tombe dessus, tous ensemble, tous en même temps.

Serait-ce un maléfice ou une simple allergie à la ville ?

Non, c'est juste une put#@ain de lumière bleue qui déchire la rétine qui en est la cause. Naturellement, nous râlons, nous fustigeons le tenancier de ce lieu qui agresse par de multiples joyeusetés hilarantes pour la foule de gens qui rient de bons coeurs, alignés proprement sous le néon.

Des tas de gens, qui attendent de se faire rembarrer gentiment par le videur taille KGB qui se poste à l'entrée de, OH MAIS OUI, le ST GELAIS.


L'endroit le plus bien de Niort s'appelle le St Gelais.


...



Je comprends mieux la tristesse de la ville. Si tôt les môqueries intra-crâniennes faîte, nous voulons quand même rentrer, hein, nous faisons la queue. Qui de toute façon n'excède pas 43 s puisque tout le monde se fait éconduire (oh le joli mot). Nous, compris.

Là, je crie au scandale, dans ma tête parce que, hein, je suis un gentil garçon et tente de raisonner Tony aka TonyPanzani qui fait le forcing. Car Tony ne connaît pas le sens de "non" ou simplement de la notion d'abandon de l'adversité. C'est mon héros. Mais rien y fait. Le videur est intransigeant, "Pas de place, Monsieur. Désolé, réessayer plus tard. Peut-être."

Après un tel argumentaire, je ne peux que m'incliner.





Dépiter, nous nous lancons à la recherche d'un autre bar car l'élitisme, c'est vraiment pas bien. Nous trouvons notre "bonheur" sur la Place de la Brêche, en le Temple Bar. Un lieu qui retiendra notre attention pour le rapide verre et coup d'oeil que nous y jetons. Musique électronique trop forte, lumière à son minimum. Gens drôles pas drôle du tout. Bref, on se casse.








Et c'est là que la magie de Tony fait son effet. Revêtant son costume de super-héros, il nous porte tous les 4 sur son inébranlable sens du dénie teinté d'optimisme chevaleresque, en destination du St Gelais.

Et cette fois nous rentrons.








Découvrez Henrick Garell!


Avé Tony. Amusari té salutan. Pas de latin dans mon cv, non-non.



Une fois, le physio passé. Le portail passé. La gentille madame-vestiaire passée. L'escalier passé. Nous arrivons dans la cave de nuit. Car, oui, le bar/boîte est dans une cave, et même que c'est très joli. Ambiance tamisée, mais pas trop. Beaucoup pleins de gens qui s'amusent et qui amusent. Bonne musique.

En parlant de musique, ça me rappelle que certains niortais peuvent être impressionnant. C'est spectaculaire de voir à quel point un vieux beau peut emmagasiner de conneries dans un si petit corps.

Rappel des fait.







Nous (et par nous je pense à nous 4, car Tony est à la chasse) festoyons allégremment avec l'audience sur de la musique bonne, bonne, boOOonne, et voilà que ce monsieur, sûrement un assureur divorcé, vient nous voir en nous demandant d'arrêter de nous amuser sous prétexte que nous ne sommes pas seuls. Bon, il est vrai que nous nous agitions, pour ne pas dire danser verticalement, énormément, et nous chantions assez bruyamment, mais à la vue des personnes qui nous entouraient, à peu près 30, soit les 3/4 du bar/boîte. N'écoutant que mon courage (et non pas "courge", comme j'ai pu le taper juste avant), et sous les regards des mes copaings, je me dirige prestement vers le gringalet et lui demande :









-"Ecoutez monsieur, nous nous amusons juste un peu, vous savez. Si vraiment ça vous dérange de trop, vous pouvez aller dans ce coin, il y a moins de monde et surtout, on ne risque pas d'y aller."


Ce à quoi, il ne répondit rien, puisqu'il était parti pendant que je lui parlais (peut-être n'avait-il pas entendu ou ...) ; et tout ça, sous l'asphyxie de pas mal de monde finalement.





Cet incident passé, nous passons une très très bonne fin de soirée, notamment à notre super-héros qui nous a fait un magnifique show de drague en la personne de 2 lesbiennes. Complètement lesbienne, d'ailleurs. Mais bon, ni le vent, ni le froid, ni la tempête ne l'arrête. Au final, il ne s'est rien passé pour lui. Pour nous, on s'est bien marré quand même.



Et pour conclure ce billet démesurément long, et pour ceux qui restent, je finirais par la faim. Puisque pas moins de 300 g de spaghetti furent tué, à 5h du matin par Tony, aka Tony Panzani.





Là, j'arrête, je suis crevé des doigts. Enfin, des 4 dont je me sers.



P.S.: J'ai dû oublier plein de trucs, mais vu la taille du billet, c'est pas trop gênant.

 

Publié dans Emoi et moi.

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Genco :0023: 30/11/2008 12:08

Un peu fainéant le Genco, en ce dimanche matin, alors je vous souhaite tout simplement et sincèrement un bon dimanche à toi et tes proches ...
Et je m'excuse pour le copié/collé, lol, mais c'est l'intention et la pensée qui compte, mais au moins, j'ai lu ton article, lol !
Bon dimanche