Jour 7 : Mariage, alcool et judaïsme.

Publié le par dilbert



Et maintenant, voilà venu le temps de te décevoir, jeune lecteur de mon coeur. Car oui, ce blog peut te décevoir, je peux te décevoir. Arrête de dodeliner de la tête comme tu le fais si mignonnement, ça me gêne.

Non, tu ne verras pas de photos du mariage. La raison principale, étant que c'est personnel. Et bien oui, c'est personnel, et c'est comme ça. Et je ne cèderai pas ni devant ta moue si aguichante, ni face à tes menaces au suicide avec un cd de Francis Lalane.

Bon.








Puisque tu insistes.
Je vais te montrer juste une photo de mon frère parce qu'il a trop la classe Calvin Klein dans son costume.
Mais après tu arrêtes, hein ?!







Pour résumer en quelques mots, chose que je ne sais, de toute façon, pas faire, ce mariage fut réellement et profondément chargé en émotion. Tout simplement parce que c'est la première fois que j'assistais au mariage d'un des parents. Je sais, c'est étrange à lire. Ben oui, au moment de son premier mariage, avec ma mère, je n'étais qu'un foetus de la taille d'une mangue. Mais déjà très mignon, ne t'inquiète pas.

Là-dessus, se greffe l'appréhension quant au déroulement de ce mariage assez particulier, car inter-religieux. Mon père étant catholique (peu pratiquant) et Alysa, juive, la cérémonie se trouve donc un peu différente de ce que l'on connaît. Des éléments juifs ont ainsi été greffé sur une base "civile".
Biensûr, il y a eu l'échange des voeux, des alliances, la signature du registre, mais aussi d'autres éléments plus juifs, si je puis dire, tels que le bris de verre, le Mazel Tov général, la hupa (orthographe à vérifier). Une question te brûle les lèvres, je les sens d'ici.

Qu'est-ce-que la huppa ? En fait, c'est une toile tendue par 4 piquets qui surplombe les futurs mariés. La signification saute aux yeux, c'est bien entendue, la naissance d'un nouveau foyer pour le nouveau couple.

Je dois t'avouer que je suis tout ce qu'il y a de plus athée, mais cette cérémonie m'a réellement plu dans sa symbolique, au delà du fait que ce soit mon père la vedettte, j'entends. Ce qui explique peut-être, le liquide qui s'échappait de mes yeux durant toute la cérémonie. TOUTE la cérémonie. Mais ma puissante virilité me pousse à croire que cela venait de la combinaison climatisation pôlaire et lentille de contact.
Oui, c'est ça.
Oui...


Après la cérémonie, on a bu, on a mangé. Tout ça, entre-coupé de discours poignant de la famille et de danses juives hautement festives. Je comptais faire celle de Rabbi Jacob, mais ma classe naturelle a préféré étouffé mon désir en le substituant à une danse endiablée, ressemblant étrangement à ce qu'il peut se passer en boîte quand raisonne une chanson bretonne, dont le nom m'échappe.


Après le repas, tout le monde est parti de son côté. Il était 16h.
Oui, tu as bien lu 16 heures. Le même jour en plus. Sur le coup, ça nous a étonné, mon frère et moi, mais en y réfléchissant, c'est peut-être pas plus mal, plutôt qu'un mariage à rallonge. Enfin, bon, ça fait bizarre.
Comme nous étions encore chaud, et que le retour en français le lendemain nous minait, nous nous décidâmes à partir en vadrouille avec Philip (le frère cadet d'Alysa), sa femme et une cousine.



Nous voilà, dans un restaurant chic de Phillie où nous commandons un Cognac. Des Cognac. Des bières. Encore des bières. Et des martinis. Des cocktails. Et des sortes d'haricots frits encore dans leurs causses. Pas de la grande bouffe, mais une soirée mémorable à discuter, à se marrer avec des gens de nos âges (pour ma part) et à découvrir la vie de nuit des jeunes huppés.


Bien fatigué, nous rentrons au bercail, se préparant mentalement au jour fatidique que sera le lendemain, le retour en France.

A vrai dire, on ne s'est préparé à rien du tout, crevé que nous étions à cause de... du ... décalage horaire ?




TO BE CONTINUED !

Publié dans Voyage - voyaaage

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