The Dark Knight

Publié le par dilbert

Parce que ça fait plus classe que "Le chevalier Noir"...


Niort. Il est 23h15. Il sera 1h45 quand nous sortons. Littéralement lessivés. Explosés, vidés de toutes pensées et pourtant. Pourtant... Quelque chose nous saute aux yeux. Quelque chose qui reste ancrée dans notre esprit.

<< Nous avons vu le meilleur film de superhéros jamais créé >>

Tout simplement.
Mais d'abord flash-back. La séance commence à 23h15. Nous entrons, le cinéma est vide. Personne aux caisses ; bon, en même temps, c'est Niort, ceux qui connaissent, savent que cette ville est morte à la tombée de la nuit. Une ville morte-morte, mais je m'égare.
Nous prenons nos tickets (enfin c'est moi qui les prend c'était mon anniversaire, bref), nous patientons 42 secs, le temps que le portier nous fasse pénétrer dans la zone des salles. Le temps de voir Zohan, de Rien que pour vos cheveux, nager derrière un scooter des mers comme un dauphin et lancer des uppercuts du pieds.
Sur ce moment de tendre poésie, le gentil monsieur, que l'on croirait sorti de Twin Peaks (pourquoi ? Sais pas.. l'air mystérieux, le regard malin sur fond de moquette rouge), nous ouvre le passage. Direction la salle 2. L'une des 2 salles équipées numériques, et ça a son importance croyez-moi.

Nous nous installons dans la salle. Nous sommes 3. 3 jeunes hommes fébriles. Perdus dans cette grande salle, pleine de vide. Pleine de siège sans corps.
Nous attendons 2 minutes, puis le noir complet. Générique. Pas de pub, nous sommes heureux. Le film commence avec un symbole batmanesque sur fond d'explosion au méthane. Je n'irais pas plus loin dans l'explication du film pour ne pas spoiler et ainsi gâcher tant et tant de bons moments.

Il y a tellement de choses à dire que je ne sais même plus par quoi commencer.


La bande-son, impeccable, magistrale. Avec ce rythme toujours soutenu qui distille un sentiment de tension tout le long du film. Et puis ce riff de guitare qui, lors des scènes clés, monte en intensité, et monte et monte et semble ne jamais s'arrêter, nous plongeant dans l'effroi du chaos, le vertige total dans lequel se trouve les personnages à l'écran.




Une réalisation soignée, ajouté à un montage nerveux, rendent le film haletant. Sans parler du scénario qui possède une densité que j'ai rarement éprouvé. Ce qui ma foi doit être le seul défaut de ce film. La densité. C'est toujours bien d'avoir de la densité, quand on voit certains films américains, les bons vieux films-popcorns de l'été qui sont d'une telle faiblesse. De l'action a outrance, puis un vide sidéral pour le bisou, le flash-back de l'enfance ou tout autres scènes niaises au possible.
Dans ce film, Christopher Nolan ne nous laisse aucuns répits. Pas le temps de souffler. Alors c'est sûr que ça sert l'histoire. On est emporté avec Batman et le tout Gotham dans la tornade nommée Joker. Mais du coup, on en sort totalement lessivé. En même temps, c'est peut-être le but... Voilà, maintenant je doute du seul défaut que je lui avais trouvé.




Et puis, il y a l'interprétation. Ahh. Incroyable. Tout d'abord, le Batman, le héros. Plus torturé que jamais. Enfin, un héros qui doute vraiment, mais VRAIMENT, pas genre Spiderman avec ces turpitudes de jeune fille en fleur. rajouté à ça la prestation impeccable de Christian Bale et on oublierait presque Mickaël Keaton (Batman, Batman returns).

Ensuite, et parce que tout le monde parle de l'autre : Double face - Harvey Dent. Encore un personnage, comme tout ceux de ce film, extrèmement fouillé et développé, avec une présence impressionnante. Bravo Aaron Eckaart pour avoir fait disparaître le fluo de Tommy Lee Jones (Batman Forever).

Pour finir, l'Ennemi avec un grand E. Le génie du crime. Le Joker. R.I.P. Heath Ledger. Alors, c'est sûr, et je ne suis pas le seul à y avoir penser, avant de l'avoir vu, je me suis dit : "Ouais, tout le monde dit qu'il est génial, mais c'est parce qu'il est mort, tout ça...". Quel con. Non, si tout le monde le dit, c'est parce que c'est vrai. Le Joker est un animal dans ce film. Un "chien enrâgé" comme il se décrit, une vrai hyène qui n'attaque qu'en meute. Et cette animalité nous la ressentons à chaques instants. Heath Ledger irradie la pellicule à chaqu'une de ces apparitions. Il électrise chaque instants pour les rendre magiques dans un torbillon de folie furieuse, de chaos infini.




J'ai l'impression de n'avoir dit que des conneries durant cette chronique, mais c'est que je suis encore sous le choc de ce film que j'ai pourtant vu hier soir. J'ai oublié tellement de choses...


Plutôt que de continuer à m'enfoncer sous une tonne de superlatifs pompeux, je ne dirais qu'une chose.


Allez-y, et vite.

 

Et pour vous donnez encore plus envie, voici nos réactions à chaud : 

"Enorme... ENORME !" Flash.

"Oh ! Ah ! WOUH !" Matt.

"Oh putain... Et c'est moi qui doit conduire, mais j'arrive même pas à bouger mes jambes" Moi.

Publié dans Cinéma Tchi-Tcha

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Yaneck 16/12/2008 22:38

Why so serious? GNIARK!

Yaneck 16/12/2008 18:40

Quand je suis sorti de ce film, j'avais envie d'insulter tous les passants, de les bouffer tous crus. Le joker est une véritable maladie, dans ce film, une maladie psychique.

Chapeau Christopher nolan

dilbert 16/12/2008 21:23


C'est si joliment dit que j'en peux plus d'attendre sa sortive dvd.
MERCI , HEIN ?! De remuer le couteau dans la plaie.


rhalina zeuh shadowdansseur 18/08/2008 16:11

mouais....
perso batman je suis pas fan, je deteste meme depuis gosse...

mais bon, apparement tu as retrouve tes jambes!