Jour 1 : Y-a-t'il un avion dans le pilote ?

Publié le par dilbert

Voilà, c'est le Jour J.

Hier soir, je me suis couché tôt, malgré la fête de la musique, pour ne pas louper mon réveil, car oui, j'ai bien 1h de route. Et puis aussi parce que dans ce genre de voyage, j'aime avoir du temps devant moi. En l'occurence 2h30 à chercher une place dans le parking longue durée économique, qui se trouve quasiment à côté de chez moi, c'est pour dire, si le temps c'est de l'argent.

Mais aussi 2h30 à poireauter à l'aéroport de Nantes Atlantique.
Bon, je ne renis pas l'architectu.. si, l'aéroport est très moche, ça et puis le temps, j'ai cru mourir d'impatience, en attendant le fatidique vol vers Paris. Et le voilà qui s'approche. Enfin, délivragementation !




Je m'installe tranquillement dans le fauteuil. "Confortablement" dirons-nous. L'avion décolle dans un vacarme tout naturel qui ne me fait plus la moindre sueur froide depuis bien longtemps. Les 80 passagers s'élèvent avec moi au-dessus de Nantes, la Loire, des champs bariolés, des points rouges et d'autres noirs. Mais c'est à ce moment qu'intervient le repas. Et quel repas. Un brownie et un verre de coca. Miam.

Je profite de la proximité de l'hôtesse pour - non, pas pour mater. Quoique... - lui parler du probable soucis que je pourrais rencontrer à Paris, du fait de mes 45 mn de battements entre les 2 vols.



"Oh mais ça va être très juste, Monsieur. A mon avis, en courant vite tout le temps, vous avez une chance de le voir partir." me dit-elle, mutine.
"Argh." lui expliquai-je.
"Non, je plaisante, Monsieur. Mais effectivement, ça va être short. Si vous le souhaitez, nous pouvons contacter le personnel au sol pour qu'ils vous prennent en charge." me demanda-t-elle.
"Farpait, je prends." dis-je, le sourire aux lèvres. Sans réponse, tant pis.

12h40. Atterissage en avance, YOUPI ! Mais le personnel au sol est pris de cour et n'est dnc pas près.
12h50. Descente de l'avion au large (c'est-à-dire pas par passerelle)
12h51. J'ai peur.
12h53. Je suis sorti de l'avion. Un gentil monsieur qui porte le même prénom que moi m'attend.
12h55. Arpentons l'aéroport de Roissy Charles de Gaules d'une laideur sans nom (là, je laisse le doute sur la laideur)et d'une taille à faire pâlir un truc qu'est super grand.
12h58. Arrivée au poste de Police pour contrôle des passeports. Inutile de dire qu'on est passé devant tout le monde sous les regards insistants et les gromelements de circonstances.
13h01. Arrivée au Terminal quejesaisplusmecombienquecest.
13h01mn56. Passage à la douane. Où je sonne, évidemment. Enlevage de ceinture, portable, clés, passeports, billets, plombages. Ils me récupèrent une bouteille d'eau, un gel, et un déo, parce que soi-disant que c'est interdit d'avoir des contenants supérieurs à 100 ml en cabine. OUAIS TU PARLES, C'EST POUR QU'ON CONSOMME PLUS, SALES CAPITALISTES SALES !
13h12. Course vers la porte d'embarquement où mon père, mon frère et ma désormais belle-mère (;)) m'attendent impatiemment.
13h12mn27. Mini infarctus. C'est con de ne courir qu'une fois tous les 6 mois.
13h13. Embarquement dans l'avion.
13h15. Préparation au décollage. C'était juste.

Le temps que je reprenne mon souffle, je passe le bonjour à tout le monde. Je mange, plus tard, et je glandouille, finalement, devant l'écran individuel où des films et des séries se succèdent devant mes yeux morts.

Le vol se passe bien, sans turbulences (dommage), sans serpents (hommage) mais avec un bon repas (et du fromage).


Bonus Track : Une feuille qui doit être remplie par tous les vacanciers et général tous les non-américains. Admirez moi ces magnifiques questions. J'en rie encore.
Vu la qualité de l'image, je vous transcris quelques extraits savoureux.

"B. Avez-vous été arrêté ou inculpé pour un crime ou délit relatif aux moeurs ou une violation en relative à l'usage de stupéfiants ? [...] Avez-vous l'intention de commettre des activités illicites ou de nature criminelle ?"

"C. Avez-vous été par le passé ou êtes-vous actuellement impliqué dans des activités d'espionnage ou de sabotage ; des activités terroristes ; un génocide ; ou avez-vous d'une manière ou d'une autre participé aux actes de persécution commis l'Allemagne nazie ou ses alliés entre 1933 et 1945 ?"

Inutile de préciser que si jamais vous avez répondu "Oui" à une des 6 cases ci-dessus, la fouille rectale sera le moindre de vos soucis.














Finalement, nous atterrissons à Philadelphie en début d'après-midi, légèrement déquère. Jetlag powaa. Mais et l'accueil chaleureux de la belle-famille (pas sûr que le terme de belle-famille soit appropriée, mais bon) et la vue de la ville par les fenêtres de la grosse berline typiquement américaine, nous réveille immédiatement.






Le ton est donné, ça va être grand, beau et so différent.

Le reste de la soirée est tout ce qu'il y a de plus charmant, nous rencontrons la soeur d'Alysa, son mari, ses enfants, ses parents, sa maison. Bref, pleins de nouveaux visages sur pleins de nouveaux décors.
Là-dessus, on mange un barbecue. Façon de parler, hein. On s'est arrêté à ce qu'on y faisait cuire. Et ensuite, dodo sur les coups de 22h30. Naze de chez naze. Exténué par une journée qui ne semble pas avoir de fin.



Demain, il fera jour.
Philadelphie, me voilà.





To be continued ...

Publié dans Voyage - voyaaage

Commenter cet article